Homélie du dimanche 29 novembre 2015

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Evangile de Luc 21, 25…36

Homélie du dimanche 29 novembre 2015        1er Dimanche de l'Avent C                 Luc 21, 25...36          

 

L’évangile que l’Eglise nous propose ce 1° Dimanche de l’Avent est censé ouvrir une nouvelle année liturgique.

Etonnamment il commence par nous parler de la fin des temps. Ce n’est pas pour nous casser le moral, c’est parce que la fin de l’histoire peut

en éclairer le déroulement.

Et la fin de l’histoire c’est l’avènement du Fils de l’homme, le retour du Christ en Gloire, la victoire du Ressuscité. On verra le Fils de l’homme

venir dans la nuée avec grande puissance et grande gloire.

Jésus évoque la fin des temps et le retour du Fils de l’homme pour mieux nous parler de sa venue ici et maintenant.

Il est venu, il reviendra, mais il ne cesse pas de venir.

L’évangile nous avertit : il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Les nations seront affolées par le fracas de la mer et des flots,

les puissances des cieux seront ébranlées.

Evidemment, je ne peux pas ne pas faire le lien entre ces signes évoqués par Jésus et la conférence internationale qui va réunir à Paris les

pays du monde pour affronter ensemble le défi du réchauffement climatique. Ce réchauffement est une alerte pour l’humanité. Elle est invitée à

en discerner les causes, à en mesurer les conséquences et dessiner les contours d’un autre développement.

L’encyclique du pape François Laudato si contribue utilement à cette alerte. Elle nous invite à mesurer, en particulier, la solidarité de destin qui 

lie l’humanité à la Création tout entière.

Le réchauffement climatique n’est pas seulement porteur de déséquilibres écologiques mais tout autant de déséquilibres sociaux dont il nous

faut prendre la mesure.

Un développement plus quantitatif que qualitatif conduit à enrichir les uns et à appauvrir les autres, génère des inégalités et des injustices

inacceptables.

Dans ce grand défi à relever, nous devons entendre que Jésus vient. C’est là qu’il nous appelle aujourd’hui. Nous atteler à cette tâche d’une

nouvelle manière d’envisager le développement, le respect de la terre et des peuples qui l’habitent c’est anticiper, aujourd’hui, la fin heureuse

de l’histoire annoncée par Jésus dans le retour du Fils de l’homme !

Les hommes mourront de peur, les nations seront désemparées…

Nous sommes, aussi, dans une période de l’histoire pleine de violences. La barbarie des terroristes, la menace d’un conflit planétaire dans un

Proche Orient à feu et à sang, un exode massif de populations qui fuient l’horreur, une Europe assiégée qui ne sait comment faire face, une

crise économique qui laisse des centaines de milliers de gens dans une grande précarité !

Dans ce contexte, faut-il là encore, se laisser écrasés, se résigner ?

Bien sûr que non. Redressez-vous  dit Jésus, relevez la tête car votre salut approche.

Il n’y a pas de fatalité du mal ou du malheur. Restez éveillés, priez en tous temps ainsi vous aurez la force d’échapper à ce qui doit arriver.

La vigilance à laquelle Jésus nous invite, pour échapper à l’engrenage de la désespérance ou de la violence, elle passe par la prière. Non pas

la prière pour fuir la réalité et attendre de Dieu une solution. Mais pour trouver dans la prière la force de prendre nos responsabilités et de

trouver les chemins d’un développement humain partagé, sobre, juste et fraternel, n’excluant personne de son champ.

Cependant l’évangile nous avertit. Que votre coeur ne s’alourdisse pas dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie.

Face à ces situations d’une grande brutalité et d’une ampleur planétaire nous pouvons nous laisser prendre par le découragement ou la peur. 

Et, pour calmer cette peur nous pouvons être tenté de nous réfugier dans une surconsommation (tout nous y pousse en ce temps de Noël). Ou

bien une quête effrénée de jouissance. Non pas qu’il soit illégitime de se faire du bien mais chercher le plaisir pour le plaisir peut nous couper

de la réalité.  D’autres encore, pour échapper à la peur, s’investiront tête baissée, dans l’action avec ses urgences, dans un activisme qui nous

fait perdre le sens de l’essentiel !

Cet évangile appartient au genre des apocalypses.

Les apocalypses n’annoncent pas des catastrophes, elles dévoilent le sens des évènements qui adviennent.  Et le sens  c’est à la fois, la

signification. Ce qui se passe qu’est ce que ça veut dire ? En quoi ça nous alerte ? A quoi ça nous appelle ?

Le sens c’est aussi la direction (vers où voulons-nous aller ? Quelle société, quel monde voulons-nous construire ?)

Si l’Eglise choisit de nous faire entrevoir la fin des temps –l’avènement du Ressuscité- au début de l’avent, c’est pour réveiller en nous la

confiance, la capacité à discerner dans les soubresauts de la Création et de l’histoire, les appels à la foi, à l’espérance et à l’amour. Ces appels

remettent entre nos mains un monde nouveau qu’il dépend, en partie de nous, de voir, ou non, advenir. C’est que Jésus vient.

Depuis un certain matin de Pâque nous savons que le passage de la mort à la vie est en chantier dans notre monde et dans l’histoire. Ce 

passage nous dit que la mort est derrière nous. Il nous reste avec Jésus ressuscité, à tracer ce chemin d’avenir et de vie que la résurrection de

Jésus nous a ouvert.

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