Accompagner les familles en deuil

Oui il s’agit d’accueillir et d’accompagner ces familles qui sont dans la peine.

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Le 2 Novembre nous faisons mémoire de toutes les personnes qui nous ont quittés dans nos familles ou dans notre entourage. Nous nous rappelons de ce jour où un être cher a fait son passage vers une vie nouvelle en Jésus Christ. Ce passage a été  préparé et célébré  en présence d’un prêtre ou d’un laïc.

C’est ainsi que sur le secteur de BRUGES-Le BOUSCAT plus de 200 obsèques ont été célébrées le plus souvent par des laïcs et parfois avec les prêtres. Cette présence de laïcs est de mieux en mieux acceptée par les familles, même si parfois nous rencontrons encore quelques réticences : « Pourquoi pas un prêtre ? Est-ce que les obsèques ont la même valeur ? Etes-vous formés pour cela ? J’ai été baptisé, j’ai fait ma première communion, je me suis marié à l’église, j’ai droit à avoir un curé. »

La célébration des obsèques faite par des laïcs n’est pas une célébration au rabais. Le laïc (qui n’est jamais seul) célèbre au nom de la communauté. Il rencontre  les familles. Les laïcs qui s’engagent dans ce service sont délégués par la communauté des croyants pour se rendre disponibles aux autres dans un moment d’épreuve. Il ne s’agit pas de proposer aux laïcs de faire ce que les prêtres ne peuvent plus faire en raison de leur raréfaction ou de leur emploi du temps, il s’agit de redonner aux laïcs toute la place qui est la leur dans l’Eglise.

Ce n’est pas toujours facile d’accompagner nos frères et sœurs dans l’épreuve du deuil. Beaucoup de chrétiens ont encore en tête l’image du curé de paroisse qui assurait seul les sépultures. Heureusement, les mentalités évoluent. L’Eglise ce n’est pas Ou le prêtre Ou les laïcs, mais Et le prêtre Et les laïcs. Les laïcs assurent les sépultures et lors de la célébration dominicale, prêtre et communauté portent dans leur prière les défunts et leur famille. Chacun a sa mission : les laïcs au nom de leur baptême, le prêtre au nom de son ordination.

Oui il s’agit d’accueillir et d’accompagner ces familles qui sont dans la peine.

Accompagner, c’est se mettre à l’écoute.
Accompagner, c’est faire preuve de compassion et non pas de pitié.
Accompagner c’est souffrir avec l’autre et non pas à la place de l’autre.
Accompagner c’est apprendre à se taire et laisser exprimer tout ce que l’autre a sur le cœur, y compris sa révolte, ses angoisses.
Accompagner c’est recevoir de l’autre toute parole, sans jugement.
Accompagner demande du temps, de la patience, de la distance aussi. On ne peut pas aider l’autre si on se laisse trop toucher.
Accompagner, c’est être tout entier disponible à l’autre, en oubliant momentanément ses propres blessures.
Accompagner c’est préparer la célébration : choix des textes, explication des rites (lumière et eau rappelant le baptême), choix des chants et des musiques, ouverture à la possibilité de s’exprimer.
Accompagner c’est célébrer la vie du défunt certes mais plus encore l’espérance de la résurrection en Jésus-Christ.


Au nom de l’équipe funérailles, M. J. et A. Brossier.


Extrait de "A nous la parole", Dimanche et Après n ° 374 - Novembre 2014

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